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Stairwaytoheaven

And she's buying a stairway to...you?

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JEUX DE MOTS

 
 exit
 
 
 
 
 
Me faire rougir sans me déshabiller,
déchirer les voiles de ma pudeur,
t'immiscer dans la faille du syst'aime,
entrevoir le trouble qui m'agite
au signal qui s'allume, red light,
une seule issue, exit!
 
Sous les assauts de ta langue subversive,
ton insistance persuasive de toute évidence,
à contre sens t'ouvre des perspectives,
quand tu viens à bout de mes réticences,
sans effraction toucher mes convictions intimes. 
 
Perplexe quand tu veux par ma bouche
affûter tes arguments, élever le débat,
si tu durcis le ton, je fais valoir mes positions.
En douceur mais j'insiste, pour te mettre à l'index
et prendre le dessus, juste pour le plaisir...
de la conversation.
 
 
 
Stairway 2008
 
 
 

CIEL ET TOILE

 
 
 HEART IN THE SKY
 
 
 
 
 
Entre éclats argentés et mouvance des ombres
rayons de lune ronde glissants au crépuscule
sur mes rêves d'amour dansent une farandole.
Derrière mes paupières de nacre se bousculent
chimères écarlates, un rire qui éclate et s'envole.
 
La tête renversée, les yeux dans les étoiles,
quand tes bras me soulèvent et que la terre s'éloigne
tournent jusqu'au vertige autour d'un soleil rouge
nos corps et âmes entrelacés, falling, flying, burning,
au fil de nous le désir se dévoile et s'enroule.
 
Avant scène des corps, c'est le regard qui vacille d'abord,
à l'envers l'univers au fond de tes yeux verts m'aspire,
la raison qui s'égare retrouve sur ta peau les sens du désir.
Quand je, tu, vas et viens, tu, me devines, je te rejoins,
se dessine en douceur le chemin qui mène sans détours
de ton coeur vers mon coeur, le ciel nous appartient...
 
"Il est grand temps de rallumer les étoiles", mon amour!
 
 
 
Stairway 2007
 
 
 

UN ANGE PASSE

 
 
 
 
angel    
 
 
 
 
Sans se presser, remplir de toi chaque seconde,
effleurer ton coeur, du bout des doigts, t'apprendre,
rêver peut être d'un ailleurs, en oublier le jour et l'heure.
Dans cette douceur étrange, comme en apesanteur,
la tête à l'envers et tout contre toi, se perdre, se fondre.
 
 
Petit grain de poussière d'étoile danse dans ton regard,
mon ange, étrange, venu du ciel ou de nulle part, qui sait?
Intime conviction, sublime collision, ne doit rien au hasard
et cet instant de grâce gravé dans l'écorce du temps,
qu'importe le pourquoi, qu'importe s'il s'en va...je le garde.
 
 
De la saveur de tes lèvres où je me suis posée, tu m'appelles,
ta peau douce sous ta chemise où j'ai glissé mes doigts
la chaleur de ta voix, tes mots tendres où le désir se mêle.
Aspire moi encore, inspire moi, des voyages sur ton corps,
des caresses de soie, des mots que je n'ai jamais dits encore...
 
"...and let's find out, if even is a lie?"
 
 
 
Stairway 2007
 
 

CONTRE COEUR

 
 
coeur brisé
 
 
 
 
Je ne sais pas me vendre, illusions trop faciles,
derrière un paravent mes émotions fragiles,
à dire ce que tu attends, je me sais malhabile.
Je ne sais pas me rendre aux évidences viles,
quand un seul mot d'amour est mon talon d'Achille.
 
 
Moi je n'ai rien voulu, je n'ai rien demandé,
mais c'est d'une âme belle, que j'ai cru m'approcher.
Cadeau inattendu, tu disais me donner, la vie tu sais,
avec ce beau sourire presque ton coeur entier.
On croirait aujourd'hui que je l'avais volé.
 
 
Je ne peux sans rougir, même si je le voulais,
changer le sens du vent pour mieux te retenir.
Toi tu n'as su, au fond, qu'imaginer le pire,
une fleur carnivore en robe de vampire.
Je te rends sans regret ce que je n'ai pas pris,
ce coeur qui jamais n'a battu que pour rire.
 
 
"Oui Denis, mon ami, "Aimer, c'est aussi savoir laisser partir..."
 
 
 
Stairway 2007
 

OPEN DOOR

 
 porte-ouverte
 
 
 
 
On endort sa douleur à coup de "plus jamais",
rêves enfuis noyés au fond d'un verre, et puis,
la peine coule et ruisselle se fond dans l'eau de pluie.
On dit que ça fait rien, que tout est bien, vraiment,
on fait comme si et on sourit, ça fait presque une vie!
Faire "avec", c'est vivre "sans", sentiments...
 
Quand le coeur n'y est plus, qu'il se débat sans but,
chaque nouveau matin est un défi de plus.
Apprivoiser la peur que s'éveillent les démons
quand sommeille Pandore dans ma mémoire, au fond.
Savoir qu'une porte restée ouverte quelque part,
laisse entrance à l'espoir de croiser un regard.
 
Matin brumeux, sans le savoir on joue le jeu, 
car le vent du hasard nous emmène où il veut.
Un soir la vie t'envoie un clin d'oeil malicieux
sous un rayon de lune aux charmes dangereux.
Matin soyeux quand j'effleure ta joue, une infime lueur
dans l'éclat de tes yeux, brille comme un aveux. 
 
 
 
 
Stairway 2007
 
 
Quelqu'un pourrait-il fermer cette fichue porte, non?
 
 

A.D.N

 
ATTENTION
  DISCRIMINATION
    NOTOIRE 
 
 
   
immigration
 
 
 
 
Le malaise s'immisce de jour en jour un peu plus profondément,
impalpable mais bien présent, là au creux de l'estomac,
comme une vague nausée, une voix qui murmure dedans
qu'il faudrait arrêter avant qu'il ne soit trop tard... 
Des mots, des images, qui frappent en plein coeur
et qui font mal.
"Expulsions" "Sans papiers", "test ADN", UMP et vive la France!
Chasser sans y parvenir l'odieux visage des fantômes
d'autrefois, cette ombre qui recouvre d'un voile gris
aujourd'hui comme hier, les couleurs d'une vie,
quand une étoile n'était plus un signe d'espoir.
 
Quel est ce pays où je vis aujourd'hui?
 
Subir un quotidien entaché d'impuissance devient
de plus en plus pesant, même si c'est la loi de la
démocratie, car cette politique d'immigration aux
relents suspects, non seulement je ne l'ai pas choisie,
mais je ne peux me résoudre à l'accepter en silence,
sans renier tout ce en quoi je crois, ce qui à contribué
à faire de ce pays un un exemple pour le monde entier
et dont la devise est encore partout érigée, déclamée,
"Liberté, Egalité, Fraternité", des mots, des idées oh!
combien galvaudés sans doute et tombés en désuétude
et pourtant...
 
La vision du monde ravagé encore et partout par
la guerre, la misère, la haine, l'intolérance, devrait
nous inciter plus encore à préserver ces valeurs
fondamentales qui font de nous des êtres humains
à part entière, quelles que soient nos origines.
Arrêtons de rendre "les autres" responsables de tous
les maux de notre société et de considérer "à priori"
tous les français d'origine étrangère vivant ici comme
des tricheurs.
 
Il se peut qu'il soit difficile aujourd'hui d'accueillir
encore des immigrants en leur assurant un travail,
un logement décent...
Mais il est injustifiable de renvoyer ceux qui vivent en
France depuis parfois plusieurs années, qui travaillent,
dont les enfants sont scolarisés vers un pays qu'ils ont
fuit où ils ne peuvent plus que survivre et parfois même
"juste" mourir, puisque certains acculés au désespoir
préfèrent encore la mort à l'exil.
 
Quel est ce pays où je vis aujourd'hui?
 
On est tous un étranger quelque part, mais vus du ciel,
sur ce grain de poussière qui tourne dans l'univers,
nous nous ressemblons comme des frères.
 
 
A Nicolas, de Hongrie.
 
 
 Stairway 2007

MIDNIGHT RAMBLER

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La nuit, sans bruit étale ses voiles et là, 
c'est toi qui va, qui vient, de haut en bas,
ici et là en moi, et moi, les bras en croix,
comme des ailes, comme un envol, je te rêve.
Midnight rambler sur ma peau, tu vagabondes,   
plaisir des sens, l'indécence au bout des doigts,
réminiscences, parfums d'encore, si fort, so far.
Quand le désir pousse les portes de l'absence,
se consûmer sans résistance, froisser enfin les draps,
dans la chaleur de mes émois, étouffer le cri du silence.
La nuit s'achève, le jour se lève...et tu t'en vas.
 
 
Le ciel au fond, sa toile se déchire et dévoile
le bonheur qui expire, du haut des mots las,
au bord des larmes, au bord de l'amer tue me.
Je me ballade, nus les pieds dans le sable,
et l'eau delà des apparences qui m'efface 
cherche au loin la trace de mes pas, perdue.
Des rives trop lisses derrière moi, à perte de vue,
comme une plage désertée où rien d'autre n'est,
que le bruit du vent et le coeur du monde qui bat,
ivre de vivre au fond de moi et l'océan mouvant,
qui vient et qui va, c'est toi...de haut en bas
partout, pourquoi?
 
 
 
Stairway 2007
 
 

LA HAINE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Elle germe et grandit sur une terre aride,
se nourrit sans vergogne de puantes charognes,
jamais repue, distille par le menu se régalant d'avance,
mensonge, ignorance, jalousie et vengeance.
Son haleine fétide empeste les relents ignobles
de la puanteur infâme de sa voix intérieure.
 
 
L'odieux serpent instille dans les veines le poison venimeux,
le coeur devient coupant comme un morceaux de verre.
De sa langue fourchue le reptile sifflant annonce la morsure,
espérant l'agonie de sa proie dans d'affreuses tortures.
Savourant sa victoire, libéré ou vengé se croit-il d'abord,
il ignore que ce qui l'attend n'est que sa propre mort.
 
 
Les traits déformés, éructant la violence de sa voix coassante,
le regard vide et froid, figé dans la laideur de ses desseins stériles,
il ne sait  pas encore, que détruire jamais ne permet de guérir,
les peines infligées, l'amour qui s'en fuit, la peur de l'étranger,
se condamnant lui même, sans remises de peine, à la médiocrité.
 
 
Enchainé au malheur d'une vie d'errance si ne parviennent,
le remord, la conscience, l'intégrité, la tolérance, le rire même, 
à le sauver avant de succomber encore à l'appel du pire,
sombrer corps et âme dans la bassesse qui lui fit revêtir
le plus hideux visage de la condition humaine,
ce sentiment vil et vain qu'on appelle la Haine!
 
Epilogue :
 
Une petite lettre seule peut tout changer...
C'est par elle que le monde se tient encore debout
et je la tracerai sans jamais me lasser, "aime"
à la place de celle qui le fait vaciller.
 
 
Stairway 2007
 
 
 
 
 

ET SI... LA VIE?

 
 
 
 
 
 
L'amour roulé en boule, papier froissé,
comme une lettre mille fois recommencée,
pelote de laine effilochée reste le lien tissé.
Un sourire esquissé, se perd dans le passé,
visage sans contours que le temps à gommé,
parfum atone des mots sans voix, souviens-toi!
 
 
Plus rien ne résonne, plus rien ne m'étonne,
même la douleur s'en va et c'est peut-être ça,
la fin de l'histoire, la mort de l'âme, ou l'au-delà?
Aimer encore, lutter sans combat, y croire,
cueillir l'espoir quand plus rien ne va, patience,
laisser derrière soi le poids de l'indifférence, 
les cris déchirants du silence, laisser aller ses larmes,
réapprendre à lire et qui sait, écrire une autre histoire,
quand l'Espérance devient ton livre de chevet.
 
 
On ne peut être et avoir aimé, on ne peut que vivre
à raison ou à tort, respirer, écouter les yeux fermés,
le battement d'ailes du papillon qui renaît.
Et si... la vie?
 
 
 
Stairway 2007
   
 
 
 

OMBRES ET LUMIERE

 
 
  
 
 
 
 
 
 
Matière a renaître, façonnée dans la glaise
d'ou jaillit "l'insoutenable légèreté de l'être".
Dos au mur ou face à face, en ombres chinoises,
prise au dépourvue sous les feux d'un regard,
l'âme qui se dévoile révèle enfin sans fards,
l'oiseau ouvrant ses ailes, le serpent qui sommeille,
la beauté qui s'ignore, la noirceur que la lumière aveugle.
 
Ne sachant où aller, acculée par l'aveu criant de vérité,
la laideur démasquée montre son vrai visage,  
désâ(r)mé, son sourire figé dans un rictus amer,  
incapable d'aimer, là est son vrai enfer.
 
 
Sous des lumières factices, des mensonges opaques,
un coeur de diamant brut n'est qu'un petit cailloux.  
Que la brume se lève, que la lumière soit! 
L'infinie beauté de son éclat et son sourire éclairent,
le chemin de celui qui a les yeux ouverts.
 
 
 
Stairway 2007
 
 

AMOR

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les épaules fléchies et les yeux qui implorent,
adoratrice d'un coeur de pierre, les lèvres bleuies,
embrassant à genoux ses mains de marbre blanc
dont la froideur glace mon sang, petite mort...
Larmes de givre figées sur mes joues incolores,  
j'attendrai qu'elle vienne me prendre, sans me défendre,
qu'au supplice sans fin, enfin, s'ensuive la sentence,
que ma peine capitale, amor à mort, soit une délivrance.
 
Le coeur éteint qui n'attend plus rien, ni n'entend,
le battement d'aile du temps qui s'écoule et avance,
sans lendemain qui chantent, sans avenir ni souvenirs,
chemin de croix, sans foi ni loi, que celle du "moi", MOI!
Le sourire grinçant de l'ironie du sort, fantôme sans visage
me hante et m'emprisonne, no man's land, no man...
Nothing more...je m'endors.
 
 
Stairway 2007
 
 
 

LA VIE AUX ECLATS

 
 
 
 
 
 
 
 
Eclats de lumières
Gerbes d'amour, lave en fusion, rires en cascades.
Coups de coeur, traits d'union, apesanteur, bulles de savon.
Le poète respire les mots, le peintre inspire les couleurs,
le musicien s'envole dans les airs.
 
 
Eclats de voix
L'heure de l'addition, service incompris, langue de bois.
Larmes amères, rumeur de guerre, cris de haine, abîmes de douleur.
Champ de mine, tir à vue, à boulets rouges, mots qui blessent,
à bout portant, mots qui tuent.
 
 
Eclats de verre
Goût du sang, de la poussière, fil du rasoir, pertes et fracas!
Vie en débris, tombés par terre morceaux de soi, fragments de vie. 
Coups de canif au contrat, insondables océans de pourquoi.
En vase clos, fleurs qui se fanent et meurent sur le tapis.
 
 
Eclat de rires
Fissures aux murs des lamentables, se sauve qui peut!
Humour toujours, grain de sable, vent de folie disperse les nuages.
Jeux de mots, jeux de vilains, rire aux larmes, désarme le destin. 
Amitié, peurs partagées, dérision qui libère, rions de tout mes frères!
 
  
Eclats de joie
Anniversaires, ballons s'envolent dans le ciel.
Robe de dentelle, elle est si belle, bandoléon, bals populaires.
A pieds joints dans les flaques, rouler dans l'herbe,
boules de neiges, tartes à la crème, rires aux éclats!
 
 
 
Stairway 2007
 
 
 
 
 

D'ELLE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dans les plus secrets replis de lui même,
là où personne à part lui n'est jamais allé,
immobile, le souffle retenu, de peur de perdre
le plus petit battement de son coeur qui se réveille,
sous le vent du souvenir qui doucement se lève,
ce bruissement d'elle, qui frémis sur ses lèvres,
où se dessine l'esquisse d'un sourire, paupières closes,
la tête rejetée en arrière, il aspire l'univers
quand elle le regarde, entre ombre et lumière,
par dessus son épaule nue, avec ses yeux immenses,
remonte le fil du temps qui soudain se fige et s'arrête,
il se souvient de tout.
 
De tous ses voyages avec elle, du bout des doigts,
découvrant émerveillé ses courbes, ses pleins,
ses déliés, tombant de ses falaises, 
allongé sur ses plages de sable doré.
Réminiscences de ses parfums sucrés-salés,
le gout suave de sa peau jamais oublié,
de cette fleur qu'il a si souvent cueillie,
fait éclore aux matins de leur nuits d'insomnies,
quand s'ouvraient ses pétales de velour noir,
léchées les gouttes de rosée, exhalés ses parfums.
Dans la lumière étrange de ses yeux aux pupilles
immenses, aspiré en elle, qund sa voix qui l'appelle
se meurt dans un soupir, vibrants à l'unisson
jusqu'aux tréfonds de leur âmes, ils se rejoignent
et comme hier, l'espace d'un rêve, en coeur à corps,
ils s'aiment...encore!
 
Une colombe s'envole dans un bruissement d'ailes,
au souffle du vent léger elle emporte un baiser.
 
 
 
Stairway 2007
 
 
 

DECLIC

 
 
 
 
 
 
 
 
De guerre lasse, j'efface les traces, de ton emprise
je glisse, je m'éclipse, je cède la place, sauver la face.
Regards en coin, mines de rien, ça me dépasse!
Sourires, soupirs, en un seul clic c'est la claque,
la belle prise que voila, si je ne m'abuse, tu t'embrases.
Dos au mur, la sur prise me tétanise, mauvaise passe,
tu me délaisses, je bois la tasse.
 
Je dis c'est quoi, tu dis c'est "rien", ça m'agace
tu mens, tu mens, tu m'enlaces, tu t'enlises.
Marre et cage, jeu de dupe, jeu de glaces,
les doigts dans la prise, ça frise le ridicule,
ça grésille, ça brûle, je me lasse, tu m'embrasses.
 
Un ange passe...un fil se casse, un espace de plus
abîme d'incertitudes, laisse sa trace sur ma peau lisse.
Infimes cicatrices, blessures qui durent, dessinent
l'esquisse d'un coeur brisé, par l'injustice dévisagée
de la cruelle réalité. 
De guerre lassée, je m'efface peu à peu de la surface,
laisse ma terre d'asile, mon abri, mon île désertée.
 
 
Stairway 2007
 
 
"I love you, why can't love be enough?
even so I smile so, my tears drop inside..." 
 
Patrice - Uncried
 
(Photo Andreas - Fehrat)  

SAUT DE L'ANGE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fondue au décor, astrale présence, sur toi je veille,  
tel un ange gardien qui te prend dans ses ailes,
conjure les maléfices, rallume le soleil qui s'éteint.
Mais un ange ça passe, se dilue dans l'espace
que la lumière efface quand le bonheur revient.
 
 
J'allais parfois me promener dans ton jardin d'Eden,
croisais ton regard clair et tu m'ouvrais les bras,
mon ange c'était toi, la vie offerte comme un bouquet
de fleurs, doux parfum de bonheur volé pour quelques
heures, à tout jamais taoutée l'écorce de mon âme.
 
 
Ton sourire s'évade tant de fois, vers d'autres visages
et ton regard s'en va croiser d'autres émois, et moi,
image flouée, délaissée sous l'empire du funeste
présage, angelures au coeur du froid qui perdure,
oh profond désarroi, je ne sais plus si je respire,
je sens que je me noie.
  
 
Le souffle des plaisirs illusoires, ivresses de passage,
découvertes et mises à nues, toutes ces belles
histoires auront raison de moi et je m'avoue vaincue.
Saut de l'ange vers l'inconnu quand sonne l'heure
du départ, je prends le dernier vol du soir.
Qui perd gagne sa place au paradis perdu...
 
 
Puisque l'amour est un mirage
Pourquoi un homme a t-il un jour écrit
"Les Yeux d'Elsa"?
 
 
 
 
Stairway 2007
 
 
 
 
 

ULTIMES ATOMES

 
 
 
 
 
          
 
 
 
De l'étincelle qui jaillit au détour d'un regard,
dans la ligne de mire de l'un, l'autre devient la cible,
attirés dans le champ des terres minées, désarmés,
sous l'impact de l'improbable qui devient possible,
laisser tomber l'armure, se rendre à l'évidence, 
quand le charme opère, entre dans la danse,
que le piège sur nous se referme.
 
 
Explosion, réaction en chaîne, tu t'entends dire
"je t'aime", la voix qui te répond en osmose
se pose sur tes lèvres.
 
 
De la fission de nos ultimes atomes qui se frôlent,
de nos corps en fusion, particules éparpillées
qui se rassemblent, que nos cœur calcinés renaissent
de leurs cendres, bras ouverts, irradiés de lumière,
après la pénombre des jours aussi longs que des
nuits sans sommeil.
 
 
Ex-pulsions, briser nos chaînes, je m'entends dire
"je t'aime", la voix qui me répond en prose
se pose sur mes peines.
 
 
 
 
Stairway 2007
 
 
 
 
 

REQUIaime

 
 
 
 
 
 
 
 
Etre soi envers et contre tout,
on est si peu de chose malgré tout,
combien pourtant il est lourd
à porter le poids de cet amour.  
Avoir la vie derrière soi, quand elle
s'arrête là, lutte désenchantée
Mozart en sait quelque chose, lui
qui s'en est allé REQUIaime inachevé.
 
 
Dans l'air immobile suspendue à tes lèvres
comme à un fil ténu, je veux faire encore, 
vibrer la corde tendue comme un pont entre
nos rives, avant qu'elle ne se brise, avant l'ultime
accord cloué au sol et qu'on finisse c'est certain,
anges déchus, poussières d'étoile à la fin,
sur une fausse note, REQUIaime à la vie,
à la mort! 
 
 
 
Stairway 2007
 
 
 
 

TRAFFIC

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Chacun sa place, un devant l'autre on avance, 
traffic qui jamais ne se lasse, aller, revenir,
moi ça me glace, vitesse limite si tu dépasses
la ligne droite sans savoir qui vient en face.
Accident de parcours, changer d'itinéraire, 
rester en vie, s'attarder ou couper court?
ça passe ou ça casse.
 
 
Permis de bien se conduire, panneaux sens interdits
voie sans issue ou sens unique, j'ai plus d'essence,
plus rien n'a de sens, sos conducteur en détresse!
Essaie la bande d'arrêt d'urgence, où avais je la tête?
Je fais un signe et j'espère, être sans y rester,
mais personne ne s'arrête, pas le temps je regrette...
 
 
Sortir du rang, feux clignotants, alerte rouge, moi
je descends, sans savoir où ni comment je suivrai
mon chemin de traverse, je veux des fleurs, du vent,
des couleurs, fuir les faux semblants qui emportent
nos rêves, laisser passer le torrent des indifférents.
Même un ruisseau mêne jusqu'à la mer...
 
 
 
 
Stairway 2007
 
 
 
 
 

ILE ET AILE

 
 
 
 
 
 
  
 
 
Que leurs âmes frileuses et pensives,
emprisonnées dans les questions restées
suspendues à leur lèvres, peur de trébucher
encore, tomber sous les coups du sort,
s'apprivoisent quand aile le cajole.
Fleur sous le vent qui effleure sa joue
et qu'il étend ses plages de sable d'or
à l'abri des orages, île perdue au mileu de
nulle part, terre d'asile battue par les vents
des peines d'autrefois, qu'un ange qui passe
balaie du souffle de l'espoir.
L'instant du point d'impact s'appelle Providence
et les prend dans ses bras.
Il est temps maintenant, qu'armes honnies et  
de guerre lasse, ils se sourient et s'enlacent.
Il et elle, toi et moi.
 
 
 
 
Stairway 2007
 
 
 
 
 

PEAU AIME

 
 
 
 
 
 
 
 
Tes mots d'amour sucrés, si doux à mon oreille,
tracés comme une caresse que ma peau aime,
sur les pages blanches où s'écrit l'histoire qui
recommence, "il était une fois..." au pays qui renaît
des essais d'hier, écrits vains, mais à qui la faute?  
Qu'importe je gomme et j'écris "toi, demain, encore".
 
Etincelle entre nous, mais le cœur se débat,
je te crie que j'y crois si tu lis entre mes lignes.
Entre avec moi au pays des rêves et laisse
les frissons parcourir ta peau si tu aimes, 
les mots d'amour que j'écris du bout des doigts,
en vers et tout contre toi, à l'encre bleue de la
mer de Chine, poème d'amour qui n'en finit pas.
 
 
 
 
Stairway 2007
 
 
 
 
"Life means nothing at all, if I don't fall in love with...you!"
(Zazie)
 
 
 
 
 
 
 
 
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